Pour lutter efficacement contre la pollution il faut la vivre
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Pour lutter efficacement contre la pollution il faut la vivre

02 Avril 2019

La pollution sonore et atmosphérique, tout le monde en parle mais combien la vive vraiment ? Combien réalise vraiment ses effets directs ?

Je ne prétends pas être une personne qui vive dans une ville ou un environnement pollué comme il peut en exister dans le monde. Mais à mon échelle je peux me permettre de témoigner de celle que je vis au quotidien lorsque je suis à vélo.

La pollution sonore

Quiconque prend son vélo pour un déplacement en forêt se rendra compte que nous vivons dans des environnements extrêmement bruyants. C’est pour cette raison que nous cherchons la nature et les espaces verts (la plage fonctionne aussi) le plus souvent possible afin de reprendre une bouffée d’air. D’ailleurs si vous êtes parisien, lyonnais ou bordelais, rendez-vous sur Helloways pour vos micro-aventures au vert.

Pour des villes plus “sages” et vivables, le vélo est parfait. Quoi de plus désagréable que de ne pouvoir ouvrir ses fenêtres car les scooters, motos, bus, camions et autres chauffeurs pressés en voiture polluent votre intérieur qu’il est tout bonnement impossible de tenir une conversation ou de faire un sieste en écoutant les oiseaux chanter.

A vélo dans le traffic c’est criant. La pollution sonore engendrée par les motorisés est de plus en plus désagréable. Les pistes cyclables sécurisent les trajets mais ne luttent pas contre la pollution. Tandis qu’inconfortablement installés dans leur voiture les inconscients polluent toujours plus, nous cyclistes nous absorbons leurs déchets pour tenter de rendre la ville plus “propre” et vivable. Incensé non ?

La pollution atmosphérique

Que les défenseurs de l’automobile en ville montent à vélo 1 mois durant pour se rendre compte que les villes sont bouchées et qu’il n’y a plus d’espace une voiture. Ils se rendraient compte de la chaleur et des gaz toxiques qu’ils émettent. C’est scandaleux de garder les yeux fermés sur un fait si facilement vérifiable. Avec toutes les études actuelles, et notamment sur le concept de “l’évaporation des voitures” qui montrent qu’en supprimant les voies auto, on supprime de façon durable les véhicules et le commerces bondit il est inconcevable pour moi de défendre l’automobile en ville.

Lors d’une remonté de file bouchonnée, je peux vous dire les yeux fermés quel type de véhicule je dépasse à la chaleur et à l’odeur dégagée. Les grosses voitures récentes qui pollent “peu” soit disant tournent avec la climatisation à fond tout le temps. Elles ne sentent pas grand chose c’est vrai mais elles dégagent une chaleur deux fois plus importante que n’importe quelle autre voiture. Les anciennes voitures n’ont pas de filtre et intoxiquent l’air s’en est odieux. Quant aux bus et autre camionnettes et camions c’est la totale, ils dégagent des fumées noires étouffantes et très chaudes

Voila le quotidien que j’expérimente à Paris. Les choses vont dans le bon sens avec le développement de nombreuses pistes cyclables. La ville est plus en plus agréable mais des efforts sont à faire de la part des individus en motorisés. Mais cela ne sera possible qu’en vivant cette pollution quotidienne.

Le vélo permet d’expérimenter, de vivre, la pollution afin de mieux la lutter.


Crédit photo de couverture : @tobiasc
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